« Bloquons tout ! », préparons le 10 et ses suites, la convergence de toutes les colères contre Bayrou-Macron and co et le CAC40
Apparu sur les réseaux sociaux mi-juillet, immédiatement après l’annonce par Bayrou du projet de budget 2026, l’appel à tout bloquer le 10 septembre, sa réussite, sont devenus en quelques semaines un objectif pour toutes celles et ceux qui veulent mettre un coup d’arrêt à la régression sociale et à l’arrogance réactionnaire des parasites milliardaires et de leurs serviteurs.
Il reçoit un large soutien dans le pays, est aujourd’hui pris en main par de nombreuses structures syndicales, militantes, associatives et, un peu partout, il est préparé par des assemblées qui se donnent l’objectif d’en assurer le succès, de discuter les moyens de lutte, les revendications à mettre en avant et de préparer la suite.
Trump, ses rivaux européens, Poutine discutent de paix en poursuivant leurs guerres commerciales et militaires contre les travailleurs et les peuples
La rencontre entre Trump et Poutine du 15 août à Anchorage dans l’Alaska, annoncée à grand renfort de tambours, n’a accouché de rien si ce n’est d’une série de nouvelles rencontres tout en mettant en scène une complicité surjouée entre les deux brigands. Trump, qui abordait la rencontre, vantard, sûr de déboucher sur un cessez-le-feu a conclu avec une grande perspicacité : « Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord ».
La mascarade diplomatique à laquelle se livrent les deux brigands capitalises a valu à Trump d’être accusé de faire le jeu de Poutine et de s’être rallié à ses positions en acceptant que la Russie puisse annexer des territoires ukrainiens sans que rien de concret n’ait été publiquement dévoilé sur d’éventuelles conditions de paix. Diplomatie secrète oblige, tout se discute dans le dos des peuples et contre eux.
L’affaire Epstein-Trump, décomposition morale de l’oligarchie dominante et menace de dictature populiste
A peine plus d’un mois après la rupture et le départ de Musk alors qu’il est en place depuis six mois, Trump se trouve confronté à un nouvel épisode d’une crise politique qui semble devoir se transformer en crise chronique voire permanente en résonance avec l’instabilité engendrée par l’offensive globale dans laquelle s’est engagée la première puissance mondiale pour tenter de perpétuer son hégémonie.
L’affaire Epstein sujet de ce nouveau scandale politique avait été remise sur la table par Musk, la vengeance d’un vieil ami... Elle a été relancée par l’annonce, le 7 juillet, par une juge proche de Trump, qu’il n’existait pas de liste des clients du spéculateur financier new-yorkais Epstein, condamné pour trafic sexuel de mineures et retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, un présumé suicide, alors que cette même juge disait peu auparavant que la liste était sur son bureau… Puis, le 17 juillet, le fort peu contestataire Wall Street Journal – propriété du magnat des médias, ami de Trump, Murdoch, qui possède aussi la chaîne Fox News – publiait un article sur les liens complices et les affinités, au début des années 2000, du futur président avec le trafiquant sexuel. Trump avait accusé les Démocrates d’avoir organisé une conspiration pour dissimuler les crimes du prédateur sexuel, complotisme qui se retourne contre lui. Il se trouve maintenant au centre des accusations qu’il portait contre les Démocrates alors qu’il s’avère être lui-même impliqué.
Nouvelle période du développement capitaliste, financiarisé et mondialisé, quelles perspectives et stratégie révolutionnaires ?
L’article « Le mouvement révolutionnaire confronté à ses divisions et son passé sur la route de l’unité et d’un parti des travailleur·es » publié le 20 juillet dans notre Newsletter met en évidence la situation contradictoire dans laquelle se trouve le mouvement révolutionnaire face au moment historique que nous vivons. Handicapé par son passé, du fait des divisions et de l’absence de stratégie d’ensemble qui le paralyse, il porte en même temps une perspective politique on ne peut plus d’actualité, la nécessité et l’urgence d’une révolution sociale mondiale pour mettre fin à la domination d’un mode de production capitaliste devenu sénile, pour la construction d’une société communiste, socialiste.
L’expérience des occasions manquées nous montre que pour dépasser cette contradiction il est nécessaire de définir ce qui nous réunit, le contenu concret que prend le projet révolutionnaire à l’heure du nouveau stade du développement capitaliste que nous connaissons. Cela suppose le considérer comme une perspective stratégique vivante et dynamique, portée par l’évolution des luttes de classes, par la vie réelle et non d’une façon proclamatoire ou dogmatique.
Fuite en avant militariste et austéritaire, Macron-Bayrou, les petits Trump à la française ou la malédiction du capitalisme
« Un moment de vérité », « un moment historique », « où un peuple a rendez-vous avec lui-même »… Mardi dernier, Bayrou a enchaîné les formules grandiloquentes et catastrophistes pour présenter les grandes lignes du budget 2026, un nouveau plan d’austérité au service de la finance d’une brutalité inédite, 43,8 milliards d’économies au nom du combat pour en finir avec la « malédiction » de la dette, « un danger mortel », et pour financer le « réarmement » de la France.
Ce qui a suscité le plus de réactions, immédiatement après, c’est la suppression de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai, pour « combattre », a souligné Bayrou, le « désenchantement face au travail […] un ennemi public ». Cette provocation, saluée comme du « courage » par des commentateurs aux ordres, est un chiffon rouge, un leurre ou un ballon d’essai, peu importe, destiné à frapper l’opinion voire à tenter de la détourner du débat du fond. Elle ne fait que souligner le message et donne à voir la suite. Il faut travailler plus pour gagner moins et pas question de toucher un revenu si on ne travaille pas, il faut en finir avec trop de vacances, trop de congés, et de manière générale avec tout ce qui est solidarité ou protection sociale que les classes dirigeantes ont dû concéder dans le passé et qu’elles ont l’objectif de liquider aujourd’hui pour les besoins du capital en crise et aux prises avec une concurrence exacerbée.
Le mouvement révolutionnaire confronté à ses divisions et son passé sur la route de l’unité et d’un parti des travailleur·es
Cet article est le premier d’une série de trois, fruit d’une discussion au sein du NPA-R sur le thème Guerres sociales, commerciales et militaires, nouvelle période, perspectives et stratégie révolutionnaires. Il aborde la question du mouvement révolutionnaire, ses divisions et divergences, face à l’unité nécessaire et ses perspectives. Les articles à venir porteront sur les caractéristiques et tendances de la période du capitalisme financiarisé mondialisé et la stratégie révolutionnaire et, le dernier, sur la construction d’un parti révolutionnaire des travailleur·es à l’époque du capitalisme sénile et les tâches du mouvement révolutionnaire.
Nous sommes entrés dans une époque de profonds bouleversements, une époque passionnante à bien d’un titre, où les immenses progrès réalisés par l’humanité entrent en contradiction violente avec la dégénérescence du capitalisme. Le vieux monde d’hier se délite et s’enfonce dans la barbarie, transformant les consciences et redonnant toute leur actualité et leur jeunesse aux idées du socialisme et du communisme, à la perspective d’une transformation révolutionnaire de la société.
Des milliards pour le capital, licenciements et austérité pour le travail, le parasitisme de la nouvelle aristocratie financière
Ce soir, veille du 14 juillet et du défilé militaire, Macron va tenter de nous convaincre que notre intérêt serait de nous plier à l’union nationale réactionnaire dont il se fait le champion pour préserver son pouvoir en déroute et surtout faire son job en imposant l’austérité, les licenciements pour servir les fortunes des riches, des gros actionnaires et des banques, ainsi que sa politique militariste de réarmement. Il voudrait faire de nous les soldats de leur guerre économique, commerciale et militaire qui ruine la société et la planète.
Il n’en est pas question. Relayé par des médias serviles, il voudrait justifier les milliards investis dans l’armement et le militarisme en invoquant « la menace russe ». Pour nous travailleur·es, la menace constante sur nos conditions de vie vient de ceux qui possèdent, dirigent l’économie et toute la société pour leurs seuls intérêts égoïstes de classe.
Tout nous oppose à eux alors qu’ils nous conduisent dans le mur. La seule union dont nous avons besoin est notre union entre travailleur·es contre eux, par-delà les frontières, pour en finir avec leur parasitisme destructeur.
Accord de « paix » entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, « la paix par la force » de Trump pour le droit des USA à piller les ressources minières
Le 7 juillet, Netanyahou était en visite à Washington pour discuter avec Trump ce que les deux criminels de guerre osent appeler un cessez-le-feu. Ce simulacre n’est pour eux qu’une étape pour poursuivre leur œuvre assassine, intensifier leur plan de nettoyage ethnique de Gaza et la déportation des Palestiniens, ainsi que la réorganisation du Moyen-Orient en fonction des intérêts israéliens et américains. Et, comble du cynisme, il a fait état, obséquieux, de sa demande pour que le « Nobel de la paix » soit accordé à Trump ! Une provocation, une nouvelle insulte aux Gazaouis et à tous les peuples de la planète qui en sont solidaires !
Bayrou en sursis, la crise sociale et politique mûrit...
Mardi dernier, la motion de censure déposée par le PS et votée par tous les députés de gauche et quelques-uns du groupe LIOT, 189 voix au total, a été rejetée. Après le vote, Bayrou s’est vanté d’avoir échappé à sa « huitième » motion de censure… grâce à l’abstention du Rassemblement National, aurait-il dû ajouter. Il obtient ainsi un sursis de trois mois jusqu’à l’examen du budget à l’automne.
« Le 16 janvier dernier, disait le PS en introduction de sa motion de censure, dans un courrier adressé aux parlementaires socialistes et apparentés, et suite à la demande de ces derniers, le Premier ministre s’était engagé à lancer une concertation sur les retraites "sans totem ni tabou, pas même l’âge légal d’ouverture des droits", avec comme condition "unique mais fondamentale… celle de l’équilibre financier". Il avait conclu, qu’il y ait accord ou non à l’issue de la concertation, que le "Parlement aura, en tout état de cause, le dernier mot" ».
Et le PS de crier à la « trahison », reprochant au gouvernement de ne pas faire examiner par l’Assemblée un nouveau texte sur la réforme des retraites. Quelle farce !
Canicule, réchauffement climatique et surchauffe des profits, la société dans la fournaise du capitalisme
La France vient de connaître son mois de juin le plus chaud avec celui de 2023 et, de mardi à mercredi, une des nuits les plus chaudes depuis le début des mesures en 1900, apogée d’un « épisode caniculaire » survenu après une première vague de chaleur depuis le 19 juin, épisode particulièrement précoce qui vient démontrer aux sceptiques que le réchauffement climatique est bien réel et impacte les conditions de vie et de travail. La canicule a atteint toute l’Europe, principalement l’Espagne, le Portugal, l’Italie avec des records de température dans les grandes villes. Le réchauffement de la température de l’eau de l’océan et des mers y joue un rôle important. Dans certaines zones de la Méditerranée cette hausse dépasserait de 5 degrés les températures saisonnières. Une telle précocité et une telle extension géographique, « c’est du jamais vu », reconnaît la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher dont le gouvernement a abdiqué même formellement de ses velléités de lutte contre le réchauffement climatique qui exigerait qu’il soit capable et veuille remettre en cause le système qu’il sert. Tout au plus prétend-t-il y adapter la société, tenter d’en atténuer les effets les plus brutaux qui frappent plus directement les plus démunis et les plus fragiles. En fait, il n’anticipe rien et n’a d’autre politique que de faire la morale façon Macron, « Occupons-nous les uns des autres » ou, plus brutal, façon Retailleau, « Arrêtons de tout demander à l’Etat. […] L’État prend ses responsabilités, mais on est une société, on est une communauté nationale. Je veux rappeler que la responsabilité, c’est important. Il faut prendre soin les uns des autres. » La carence de l’État est patente, il n’est pas plus capable d’anticiper pour protéger la population face à la canicule que de lutter contre la catastrophe écologique en cours dont l’oligarchie financière qu’il sert porte la responsabilité.



