Dans les quartiers, sur les lieux de travail et d’étude, exercer notre contrôle démocratique, postuler à diriger la société. Pour les municipales, militons et votons révolutionnaire
- Par Démocratie révolutionnaire
Le 15 mars, nous sommes appelés à voter pour les élections municipales. Les bilans d’autosatisfaction des maires sortants et la démagogie tout aussi satisfaite d’elle-même des postulants qui ignorent le plus souvent les préoccupations du monde du travail, des classes populaires, des femmes, des jeunes, et de toutes les victimes d’oppressions et de stigmatisation ne laissent guère d’illusions sur la capacité de ces élections de changer les choses. L’inquiétude est profonde, le mécontentement, la colère aussi en particulier sur des questions où les mairies ont un rôle à jouer comme le logement ou l’école mais les mairies sont prisonnières du système auquel les politiciens professionnels, de gauche comme de droite, sont totalement intégrés.
Les mairies ne sont pas en mesure de répondre aux effets de la crise mondiale du capitalisme qui secoue la planète, des guerres commerciales et militaires, du dérèglement climatique, sur le pays et sur nos vies, sur la régression sociale. Elles pourraient être cependant des instruments pour aider la population à s’organiser démocratiquement pour défendre ses droits, lutter contre le capital et l’État qui lui est soumis.
Actualisation du débat réforme ou révolution, relire Rosa Luxembourg à l’heure de la mondialisation des guerres commerciales et militaires et du réformisme impossible
- Par Démocratie révolutionnaire
La question peut sembler simple, nous sommes révolutionnaires en rupture avec la gauche parlementaire, nous ne croyons pas à la voie électorale ni pacifique pour changer le monde, le débat est tranché. Sauf que derrière la simplicité des apparences, il y a une réalité plus complexe qui rend l’actualisation des débats à travers lesquels se sont formés les premiers partis ouvriers indispensable pour éclairer de l’expérience passée nos propres discussions et élaborer une stratégie pour le mouvement révolutionnaire.
Ce retour nous semble indispensable au regard de la nouvelle période de développement du capitalisme à laquelle l’humanité doit faire face. Les puissants mouvements de contestation à travers le monde dont le soulèvement de Minneapolis est un moment particulièrement important donnent à cette discussion sa pertinence et son urgence. Tout laisse penser que nous entrons dans une nouvelle période de guerres et de révolutions. Le mouvement révolutionnaire façonné par des décennies de recul ne fera pas face aux révoltes à venir sans un bilan critique et une profonde volonté de se donner collectivement les moyens de répondre aux besoins de la nouvelle période.



