Cuba, à l’heure du 250ème anniversaire de la révolution américaine, Trump craint le spectre de la révolution au point de vouloir en extirper jusqu’à la mémoire
- Par Galia Trépère
« L’Amérique est de retour », martelait une fois encore Trump le 25 juin en inaugurant les festivités du 250ème anniversaire de la naissance des Etats-Unis, proclamation d’autant plus incantatoire que les USA sont en déroute dans leur guerre criminelle, avec Israël, contre l’Iran, nouvelle illustration de leur affaiblissement.
Dans son discours d’ouverture où il a bien sûr ignoré tant la révolution qui a donné naissance aux Etats-Unis en brisant la domination anglaise que l’extermination des Indiens et l’esclavage des Afro-Américains, Trump s’est vanté de sa « victoire » sur l’Iran et de ses « bons » résultats économiques. En réalité la déroute des USA est pour lui secondaire au regard de ce qui seul l’intéresse, lui comme ses amis milliardaires, la baisse des prix du pétrole et la hausse du cours des actions et autres actifs financiers. Le reste l’indiffère, les morts et les destructions en Iran, aux USA les difficultés du monde du travail qui subit inflation, licenciements massifs et dégradation de son niveau de vie. Comme il est indifférent aussi à la tragédie qui se joue au Venezuela où le délabrement des constructions, l’effondrement du système de santé, la dégradation du réseau électrique et l’incapacité de l’Etat à organiser une réponse d’urgence efficace face à la tragédie du séisme sont le fruit de l’oppression de longue date exercée par l’impérialisme américain.
A Cuba, le durcissement depuis le début de l’année de l’embargo états-unien, un blocus complet maintenant, inflige des souffrances insupportables à la population, coupures quasi-permanentes d’électricité, pénuries de carburant, de nourriture, d’eau, de médicaments… Un supplice dont les Etats-Unis renvoient cyniquement la responsabilité à Cuba en accusant le « communisme ».
Pour Trump, tous ceux qui s’opposent aux USA ou à lui sont « communistes » mais Cuba, ce n’est pas le communisme, pas plus que la Chine ou la Corée du Nord mais une petite nation qui a osé défier, il y a plus de 60 ans, à 150 kilomètres de ses côtes, l’impérialisme américain, exploiteur et oppresseur de l’île depuis le début du XXème siècle… Et, crime suprême, qui a osé tenir tête à la grande Amérique, révélant ainsi la faiblesse de la première puissance impérialiste mondiale.



