La lutte contre la guerre, instrument de la domination et de la concurrence capitalistes pour le partage des profits, c’est la lutte pour le socialisme
- Par Démocratie révolutionnaire
Le dernier sommet de l’OTAN s’est tenu les 7 et 8 juillet à Ankara, sous la présidence du dictateur Erdogan en même temps que le salon de l’armement « Turkish Aerospace » avec en toile de fond la fin du cessez-le-feu en Iran et la reprise des bombardements américains, c’est-à-dire une nouvelle étape dans l’escalade militaire. Il illustre à quel point le militarisme et son corollaire, la place déterminante de l’industrie militaire, sont devenus une composante essentielle de la politique des grandes puissances entraînant l’ensemble des nations dans une confrontation internationale économique et financière, diplomatique et militaire permanente.
Les 32 États membres, le bloc occidental sous la houlette des USA, ont rappelé et affirmé leur « engagement indéfectible en faveur de leur défense collective, conformément à l’article 5 du traité de Washington – une attaque contre l’un d’entre eux est une attaque contre tous ». Après avoir accordé un soutien unanime aux bombardements américains contre l’Iran, ils ont réitéré leur soutien « inébranlable » à l’Ukraine.
La poursuite de l’escalade dans la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la Russie en Ukraine était au centre du sommet. Les puissances européennes, principalement l’Allemagne et la France, prennent de plus en plus en charge la guerre dans la logique de leur politique militariste encouragée par les USA. Cela se traduit par une augmentation des commandes militaires et une hausse vertigineuse des budgets militaires. Quelque 50 milliards d’euros de contrats et autres commandes aux industriels du secteur de la défense ont été annoncés.
Rien qu’en 2025, les alliés européens et le Canada ont augmenté leurs investissements de défense de 139 milliards de dollars, une hausse de près de 20 % par rapport à l’année précédente.
La politique de l’État français participe pleinement à cette évolution guerrière et militariste.
Mercredi 1er juillet, l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté une rallonge de 36 milliards aux crédits militaires prévus par la Loi de programmation militaire, ce qui les portera à 436 milliards pour la période de 2026 à 2030. En 2 quinquennats le budget de l’armée a déjà doublé.



