Après l’échec annoncé du 2, nous armer d’un programme pour nos luttes qui ose contester ce pouvoir qui nous impose un budget d’austérité et de guerre
- Par Isabelle Ufferte
Contrairement au budget de l’Etat qui avait obtenu… une seule voix à l’Assemblée, le volet recettes de celui de la Sécu a finalement été voté après de derniers marchandages. La veille, un an jour pour jour après la chute du gouvernement Barnier sur le budget, Lecornu plus fragile que jamais avait agité la menace d’un déficit de 30 milliards qui ferait courir un « risque très élevé sur le financement du système de protection sociale ». Un avertissement destiné aux travailleur·es, aux classes populaires, aux pauvres à qui la bourgeoisie et son personnel politique entendent extorquer le maximum pour continuer à alimenter la finance, payer des dizaines de milliards de charge de la dette et arroser les entreprises au nom du « soutien à l’emploi » et augmenter le budget militaire !
C’est sur cette assemblée théâtre de surenchères cyniques, de rivalités électorales et d’accords à géométrie très variable que l’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires appelait sans rire à « faire pression » le 2 décembre dernier, prétendant lancer une « alerte rouge ».
En Serbie, la jeunesse aux avant-postes d’un mouvement de contestation globale face à un système corrompu et à bout de souffle
- Par Henri Saussol
L’effondrement de la marquise de la Gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a causé la mort de 16 personnes, a déclenché une profonde révolte en Serbie. Pour tous·tes, c’est l’illustration insupportable de la corruption d’un régime qui engloutit des millions dans des chantiers pharaoniques qui échappent à tout contrôle alors que le pays traverse une crise sociale et économique profonde.
Passées quelques journées de sidération, la population a commencé à manifester pour réclamer des comptes sur un chantier opaque, cofinancé par des entreprises chinoises et françaises, avec des pots de vin à la clef. La vitrine du régime s’est transformée en symbole de son clientélisme et d’une corruption endémique. Le ministre de la construction a dû démissionner mais face au déni d’Aleksanfar Vucic, le président en place, et une campagne de dénigrement et d’intimidation à l’égard de toute critique, les étudiants de la faculté de Belgrade ont occupé leurs locaux, entraînant la plupart des universités du pays.



